La Bourgogne – Des adventices difficiles à contrôler

Avec 147 000 ha implantés en 2017, la Bourgogne est la troisième région productrice de colza en France après le Centre et la Champagne Ardenne. Bien adapté à ce terroir et ce climat, le colza est très souvent cultivé en rotation sur trois ans et en Techniques Culturales Simplifiées (TCS). Des pratiques qui engendrent des pressions d’adventices importantes.

Le colza occupe une place toute particulière en Bourgogne, puisqu’il constitue la principale tête d’assolement loin devant le tournesol, le soja, le maïs et les pois. Il est aussi la troisième culture implantée dans la région après le blé, 342 000 ha, et l’orge d’hiver, 171 000 ha. Les surfaces de colza ont même
légèrement augmenté cet automne, atteignant 150 000 ha. La Côte d’Or et l’Yonne sont les deux principaux départements de la région, avec chacun
56 000 ha de colza ensemencés en 2017. La Nièvre et la Saône-et-Loire, départements moins tournés vers les grandes cultures, comptent respectivement 21 000 ha et 14 000 ha de colza. La filière est bien organisée et la région bénéficie d’un débouché biodiesel avec l’usine du Mériot dans l’Aube, toute proche.

En rotations courtes
« Le colza est bien adapté aux sols hétérogènes et au climat froid l’hiver, parfois sec au printemps et en début d’été de Bourgogne », souligne Michael Geloen, ingénieur régional développement Terres Inovia.
« C’est une culture qui convient bien aux petites terres comme aux grosses
terres. Le pivot permet de sécuriser le rendement. C’est aussi un bon précédent à blé ». Le trio blé-orge-colza constitue la rotation type de la région et les agriculteurs sont souvent adeptes du non labour et des TCS, techniques culturales simplifiés.
« À noter cependant quelques points de vigilance, ajoute l’ingénieur de Terres Inovia. Le fait que le colza revienne fréquemment dans la rotation peut induire un certain plafonnement des rendements et des difficultés dans la gestion des adventices. On voit aussi s’installer de grosses altises résistantes, dans l’Yonne, le nord de la Nièvre et en Côte d’Or ». Des infestations de graminées et de dicotylédones comme les géraniums, gaillets, bleuets, coquelicots… posent de plus en plus de problème. Pour pallier ces difficultés, les agriculteurs s’intéressent à de nouvelles façons de travailler.

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