Campagne 2017-2018 : Des colzas en général bien implantés

Les agriculteurs ont bénéficié à l’automne 2017, de conditions beaucoup plus favorables au semis et à la levée du colza, que lors de la campagne précédente. Les surfaces sont reparties à la hausse.

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Après un automne très compliqué pour les semis et la levée des colzas en 2016, 2017 renoue avec des conditions beaucoup plus favorables pour l’implantation de la culture. Résultat, après une baisse de près de 10 % à 1,403 million ha, les surfaces consacrées au colza en France, repassent cette année la barre de 1,5 million ha, à 1,537 million ha, selon les premières estimations d’Agreste. Elles retrouvent ainsi leur niveau d’il y a deux ans.

 

Des semis précoces

Dans l’ensemble, les colzas ont été semés assez tôt dans un sol relativement humide, ce qui a permis aux cultures de lever rapidement. Elles sont en moyenne bien développées à l’entrée de l’hiver. D’après Terres Inovia, dans la grande zone Nord-Est, l’implantation du colza est dans l’ensemble bien réussie cette année, avec très peu de cas de retournements. Au 30 septembre, plus de 80 % des parcelles ensemencées étaient entre les stades 4 feuilles et 7 feuilles. Et à l’entrée de l’hiver, les colzas atteignent les stades 7 à 10 feuilles, dans pratiquement toutes les situations. Les parcelles sont, en général, homogènes aussi bien en termes de stade que de peuplement.

En Normandie et Ile-de-France, les semis ont aussi été dans l’ensemble plus précoces que l’an dernier, ce qui s’est traduit par des peuplements réguliers, et une croissance des plantes satisfaisantes dans une majorité des situations. En Bretagne, en Pays de Loire et dans le Centre, les conditions ont aussi été favorables au colza cet été et cet automne. Fin novembre, les parcelles étaient aux stades 6 à 9 feuilles et plus. Il en est de même en Poitou-Charentes où à l’entrée de l’hiver, les colzas ont pratiquement tous atteint ou dépassé le stade 8 feuilles. Les semis tardifs ont cependant été pénalisés, notamment en Poitou-Charentes et dans le Berry.

 

Implantations plus délicates dans le sud

Dans le sud, dans bien des secteurs, les cultures de colza affichent aussi une croissance et un développement très satisfaisant, à l’entrée de l’hiver. Certaines régions font cependant exception. « En Languedoc Roussillon et en Provence Alpes Côte d’Azur, la sécheresse estivale a limité les semis et les surfaces de colza sont en recul », souligne Terres Inovia. Seules les parcelles irrigables ont tiré leur épingle du jeu ». La Drôme a aussi été pénalisée par la sécheresse de l’été.

 

Des désherbages plutôt bien réussis

Qui dit implantation rapide, dit aussi gestion plus facile des mauvaises herbes. Là où il a plu après les semis, les herbicides de prélevée ont fait preuve d’une meilleure efficacité cette année. Les colzas ont poussé rapidement et ont couvert le sol plus tôt : deux éléments propices à une bonne maîtrise des adventices. Le salissement des parcelles est dans l’ensemble plus limité cette année, même si les désherbages de prélevée commencent à être en limite d’efficacité en novembre sur géraniums, coquelicots et matricaire ce qui amène des nouvelles levées, dans de nombreuses régions. À noter également que de grosses attaques d’altises se sont à nouveau produites cette année, dans le sud de la France, en région Poitou-Charentes et dans le Berry, en particulier dans les parcelles semées fin août et début septembre. Les colzas les plus chétifs ou freinés par certains herbicides de prélevée ont été les plus exposés.

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