Les dicotylédones Majeures du colza – Le chardon-marie

Originaire du Sud de la France, le chardon-marie, Sylibum marianum, est remonté depuis quelques années, vers les régions plus septentrionales, et en particulier dans la région Centre où il pose de sérieuses difficultés de désherbage.

Les agriculteurs en trouvent désormais jusque dans le département de l’Yonne.

Le chardon-marie se reconnait facilement à ses feuilles luisantes, larges et épineuses et surtout à la présence de marbrures blanches sur leur face supérieure. Il s’agit d’une plante annuelle capable de produire de très nombreuses graines, 3000 à 5000 par pied. Ses graines peuvent aussi survivre très longtemps dans le sol.

Par sa croissance très rapide et son fort développement foliaire, le chardon-marie peut être très étouffant pour le colza. C’est une adventice d’autant plus difficile à contrôler dans le colza, que les produits de prélevée ne sont pas efficaces pour la maîtriser.

A noter que Silybum signifiait en grec et en latin, chardon comestible, et marianum, lié à la Vierge Marie. Une légende voudrait que Marie qui voyageait de Judée en Egypte, pour échapper au roi Hérode, aurait caché l’Enfant Jésus sous un bosquet de chardons. En lui donnant le sein, quelques gouttes de son lait seraient tombées sur les feuilles de chardons et leur auraient donné leurs nervures blanches. Une légende peut-être aussi à l’origine de l’idée que la plante favoriserait la lactation, propriété qui n’a cependant jamais été démontrée.

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