Les dicotylédones majeures du colza : le gaillet

Plutôt discret, le gaillet n’en reste pas moins une des mauvaises herbes qui posent le plus de difficultés dans les parcelles de colza. La nuisibilité directe sur le rendement n’est pas vraiment connue mais un pied de gaillet peut apporter dans la parcelle jusqu’à 1000 graines que l’on retrouvera dans la culture suivante et les graines peuvent survivre cinq ans dans le sol. En colza, c’est surtout par la gêne qu’il occasionne, que le gaillet n’est pas le bienvenu dans la culture. À la récolte, il s’enroule autour des rabatteurs et ses graines se retrouvent dans la trémie, augmentent les taux d’impureté et d’humidité, et dégradent la qualité. Le gaillet n’est pas non plus une mauvaise herbe très facile à contrôler car il lève de façon échelonnée, à la fois à l’automne et en sortie d’hiver. La persistance des produits est souvent insu sante pour maîtriser les levées tardives. Les rotations à base de cultures d’hiver, le travail du sol simplifié et l’avancée des dates de semis, sont favorables aux gaillets, et expliquent leur recrudescence dans les parcelles de colza au cours des vingt dernières années.

Le gaillet apprécie plutôt les sols calcaires, limoneux, argilo-limoneux  et riches en azote. Cela étant dit, on en trouve dans toutes les régions céréalières françaises. Le gaillet fait d’ailleurs partie des toutes premières préoccupations des agriculteurs en matière de désherbage† : dans une enquête réalisée par ADquation à l’échelle nationale en 2016, ils le placent en deuxième position* des dicotylédones, juste derrière les géraniums.

*Selon l’enquête ADquation, le gaillet est en 5ème position pour sa difficulté à être détruit et 2ème pour sa présence.

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