Interview
Frédéric Lievens

Responsable marketing Herbicides Colza Dow AgroSciences

Même si le désherbage du colza reste largement dominé par la prélevée, le recours à la postlevée a augmenté au cours des deux dernières campagnes.

Frédéric Lievens nous explique pourquoi.

Comment a évolué ces dernières années, le marché des herbicides colza ?

L. : Le marché de la post-levée en désherbage du colza stagnait depuis plusieurs années aux alentours de 8 à 9% des traitements antidicotylédones.

C’est surtout parce qu’il manquait d’herbicides sur ce créneau ou que les herbicides disponibles était à spectre trop étroit. En 2015,  post-levée est passée à 21% avec l’arrivée d’une nouvelle solution de désherbage.

En une seule campagne, les surfaces désherbées en France, avec un herbicide anti-dicotylédone de post-levée, ont plus que doublé. Nous ne disposons pas encore des données de l’automne 2016, mais il est fort probable que la part de la post-levée a encore progressé.

Qu’est-ce que cette forte progression de la postlevée signifie ?

L. : Cette augmentation des interventions de post-levée montre une attente forte du marché sur ce créneau. Les agriculteurs ont été intéressés dès la première campagne, par cette nouvelle possibilité de désherbage en post-levée. Ces chiffres traduisent également un réel besoin de compléter les offres actuelles de désherbage de post-levée qui sont insuffisantes en nombre, et présentent souvent un spectre d’efficacité étroit. Avec l’arrivée d’une nouvelle solution en post-levée, nous avons eu énormément de questions de la part des agriculteurs, c’est la preuve que les adventices ne sont pas totalement contrôlées avec les solutions de prélevée et qu’ils sont très intéressés par la post-levée, voire qu’ils sont prêts à changer de pratique.

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