Première problématique en Poitou-Charentes, les géraniums

Une des principales têtes d’assolement en Poitou- Charentes, le colza pose des difficultés particulières de désherbage chez les producteurs, aussi bien en dicotylédones qu’en graminées. Les mauvaises herbes ont été encore plus compliquées à contrôler l’automne dernier. Précisions.

Avec 140.000 ha cette année en Poitou-Charentes et Limousin, le colza est l’une des principales têtes d’assolement dans la région, et même la toute première devant le maïs grain et le tournesol, dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres. Ce qui signifie qu’il est bien adapté aux conditions agro-climatiques des exploitations agricoles de la région. En plus des ravageurs classiques du colza, le Poitou-Charentes est concerné par l’orobanche, le phoma, et la hernie du chou. C’est aussi une région où le désherbage du colza est particulièrement complexe.

 

Parfois de très fortes infestations

En Poitou-Charentes, l’adventice numéro 1 du colza est le géranium. Le chardon-Marie qui était initialement inféodé au sud-ouest, est en train de remonter vers le nord. Selon les secteurs et le type de sol, les agriculteurs doivent également faire face à de fortes infestations de véroniques, pensées, mercuriales, crucifères, sanves, ravenelles, gaillets… et graminées. Le salissement est parfois tel, que des producteurs, notamment en TCS, ont été obligés d’abandonner la culture du colza. Disposer de solutions performantes en post-levée leur permettrait de réimplanter du colza sur leur exploitation et de conforter les surfaces de colza, dans la région. Les difficultés rencontrées par les agriculteurs de Poitou-Charentes en matière de désherbage expliquent aussi pourquoi ils ont souvent été précurseurs dans le développement de nouvelles pratiques comme les couverts permanents ou les plantes compagnes.

Un désherbage en moyenne en 2,4 passages

Cet automne, les agriculteurs de Poitou-Charentes ont dû faire face à un salissement important de leurs parcelles de colza. Résultat, le nombre d’applications herbicides est passé en moyenne de 1,9 en 2016, à 2,4 en 2017. Une enquête conduite par Dow AgroSciences montre que dans la région, les interventions avec des herbicides de prélevée stricte, ont baissé. Ce qui traduit le besoin de souplesse dans les dates d’intervention, exprimé par les producteurs. C’est aussi et surtout à cause des conditions climatiques très sèches : les agriculteurs ont préféré attendre que les colzas lèvent avant d’investir en désherbage.

En 2016, plus de post-levée

L’enquête met également en évidence une forte augmentation de l’utilisation d’herbicides en post-levée. Ce qui confirme les fortes infestations à la fois en dicotylédones et en graminées dans la région. Compte-tenu des conditions très sèches de la fin de l’été 2016, les applications de prélevée ont été en partie décalées au stade cotylédons à 4 feuilles. Les interventions à ce stade, ont représenté 27% des traitements herbicides l’automne dernier, contre 10%, en 2015. À noter également que les interventions de prélevée ont été effectuées principalement en septembre, et celles de post-levée, en novembre et décembre.

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