TOUR DE FRANCE DU DÉSHERBAGE COLZA – Berry, des dicots difficiles à contrôler

Avec le blé et l’orge, le colza fait partie du trio de tête des cultures implantées dans le Berry, il constitue souvent la principale tête d’assolement sur l’exploitation. La gestion du désherbage est parfois compliquée, notamment dans les parcelles infestées de géraniums et graminées, mais aussi de bleuets, coquelicots, ombellifères ou chardons-marie.

Dans une région où les céréales et les oléagineux représentent les deux tiers des surfaces implantées en grandes cultures, le colza occupe une place toute particulière, puisqu’il constitue souvent la tête d’assolement majeure sur les exploitations. La région naturelle du Berry est à cheval sur les deux départements de l’Indre et du Cher. Le colza s’étend selon les années sur environ 52 000 ha dans le Cher et 48 000 ha dans l’Indre, loin derrière le blé tendre, traditionnellement emblavé dans chacun des deux départements sur un peu plus de 100 000 ha, ou l’orge mais devant le maïs, le tournesol ou les protéagineux. Le Berry est une région aux sols assez hétérogènes avec sur une grande partie de sa superficie, des sols argilo-calcaires plus ou moins superficiels. Le non labour est assez développé ;

Des assolements simplifiés en non labour

Les agriculteurs ont souvent opté pour des assolements simplifiés avec des rotations courtes blé-colza-orge. Ils doivent en général faire face à des salissements importants, et les géraniums font partie des adventices qui leur posent le plus de soucis. Ils sont aussi gênés par les graminées, et en dicotylédones, par les bleuets, coquelicots et ombellifères comme les anthrisques. Le chardon-marie historiquement présent dans la région, est également difficile à détruire. Ces dernières années, les agriculteurs sont confrontés à des pressions adventices importantes et à une montée en puissance des mauvaises herbes résistantes aux herbicides, en graminées mais aussi maintenant en dicotylédones. L’implantation du colza est souvent compliquée avec des terres très hétérogènes et séchantes. En 2016 par exemple, les conditions de semis trop sèches à l’automne ont provoqué une diminution des surfaces de colza de 50 à 70% par rapport à une campagne normale.

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